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Be the media ? : une
question de contextes
Avec l’avènement de la société
de l’information, l’humanité - et avec elle l’édition
- serait symboliquement entrée à "l’âge
de la géopolitique individuelle » selon le géopoliticien
Yves Lacoste.
La problématique d’« être ou de n’être
pas » un média intéresse depuis plus de trente ans
aussi bien la presse, l’édition que les acteurs sociaux ou
les média artistes. Elle focalise les débats actuels sur
la globalisation et les stratégies de résistance que l’ensemble
des groupes sociaux et des individus (partis politiques, organismes syndicaux,
mouvements sociaux, éditeurs de presse, artistes) construisent
aux niveaux national, européen et international. A notre simple
échelle, elle peut également permettre de préciser
le « sentiment de résistance » qui anime l’ensemble
des éditeurs revuistes.
Cela est encore plus flagrant en ligne, où la démocratisation
des outils de publication électronique offre à chacun de
devenir émetteur d’informations et de s’exprimer sur
l’ensemble des questions qui animent le débat public. La
caractéristique principale de la société de l’information
est de conférer à tous, et ce peut-être pour la première
fois de l’histoire, un espace de diffusion et d’échanges
à la fois libre, personnel et commun.
Il en va donc pour chacun – éditeurs, artistes, rédacteurs
– de se pencher sur cette problématique du « Média
– hors Média ? » et de se positionner dans et par rapport
à l’« espace informationnel des flux ».
D’une part parce que celle-ci caractérise d’abord la
spécificité critique et technique du média électronique
(dématérialisé, le code informatique se distingue
comme un langage, support et message ne forment plus qu’un seul
et même flux). Ensuite par qu’elle participe de la logique
du mass média contemporain et ses formes liées
de « résistance à l’uniformatisation ».
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the media ? au 14e salon de la revue "

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